Ouvert il y a un an et demi, le data center de la société Euclyde ne se contente pas de stocker et protéger les données de ses clients. Il se veut aussi ouvert sur la ville et cultive la dimension sociétale du numérique

Le volume des données numériques est en pleine expansion. De fait, pour les professionnels, opérateurs publics comme   sociétés privées, la sécurisation des systèmes d’information représente un enjeu de taille. Bien dotée en high-tech, la France accuse toutefois un certain retard en matière d’infrastructures telles que les data centers (centres de données). Créée en 2004, la société Euclyde entend combler ce vide en se développant partout en France. Historiquement implantée dans le sud, l’entreprise, qui compte aujourd’hui 27 salariés et 250 clients pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, s’est installée il y a un an et demi à Villeurbanne, près du métro République. Elle a investi les 2 000 m2 d’une ancienne imprimerie qu’elle a confortablement rénovée, dans un souci de maîtrise de l’énergie. Une salle des serveurs de 200 m2 est actuellement en production, surface qui sera triplée à terme. « Nous sommes un acteur de demain », assure Sana Iffach, responsable commerciale. Elle met en avant l’identité « 100 % française » d’Euclyde et insiste sur la « neutralité » du data center villeurbannais, qui n’appartient à aucun opérateur. Un gage de plus pour garantir la confidentialité des données. Le centre villeurbannais se veut différent et ouvert sur la ville, en proposant une salle de réunion et des bureaux où ses clients peuvent travailler en mode coworking. Il accueille également des étudiants de l’Insa ou des associations comme Emmaüs Connect, qui met le numérique au service de l’inclusion sociale.

Euclyde DC5 Lyon-Villeurbanne
45-47, rue Francis-de-Pressensé